Gestion des risques : les anesthésistes-réanimateurs du GHRMSA accrédités par la Haute Autorité de Santé

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L’équipe des médecins anesthésistes-réanimateurs du GHRMSA a été accréditée par la Haute Autorité de Santé (HAS) pour l’organisation de la gestion des risques. Une reconnaissance pour nos praticiens qui s’engagent dans un processus d’amélioration continue de la sécurité des soins.

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Une démarche volontaire

Les anesthésistes-réanimateurs du GHRMSA ont entrepris, depuis 2019, de s’engager dans une démarche volontaire de gestion des risques. Cet engagement débouche aujourd’hui sur l’attribution d’une accréditation qui vient couronner leurs efforts en matière de sécurité des soins. L’accréditation a été attribuée par la HAS en date du 9 février 2020 pour une durée de quatre ans. Elle a été délivrée après avis favorable du Collège Français des Anesthésistes-Réanimateurs (CFAR). Cet organisme agréé établit le programme de l’accréditation qui intègre la pratique individuelle et le travail des équipes médicales et soignantes dont les infirmières anesthésistes. La démarche d’accréditation est par ailleurs prise en compte dans la procédure globale de certification dans lequel est engagé le GHRMSA. Elle permet aussi aux médecins de remplir leurs obligations de développement professionnel continu.

 

Développer une culture de sécurité

A travers cette démarche privilégiant l’évaluation et le développement d’une culture de sécurité en santé, les anesthésistes-réanimateurs visent trois objectifs :

1) Améliorer la qualité des pratiques professionnelles

2) Réduire le nombre des évènements indésirables associés aux soins (EIAS)

3) Limiter les conséquences des EIAS au bénéfice de la sécurité du patient

 

Un projet fédérateur

Sous la conduite du Dr Erich Ahlschwede, médecin référent, la procédure d’accréditation mobilise l’ensemble des anesthésistes-réanimateurs du GHRMSA exerçant sur les sites hospitaliers d’Altkirch, de Mulhouse et de Thann, dans les secteurs d’anesthésie, de réanimation et de soins intensifs. Ils se réunissent une fois par mois pour mener une analyse approfondie d’un cas d’EIAS. Ce retour d’expérience leur permet de mieux comprendre les situations à risque pour ensuite établir des protocoles destinés à apporter les améliorations nécessaires. Puis, un audit est réalisé à postériori afin d’évaluer l’efficacité des mesures correctrices. Une réflexion a ainsi été menée sur le thème de l’administration d’antibiotiques en phase préopératoire. Les professionnels de santé s’engagent à envoyer, à l’organisme certificateur, le bilan annuel de leurs réflexions et actions. Pour le Dr Theissen-Laval, Chef du pôle Anesthésie Ambulatoire, Bloc opératoire et Réanimation chirurgicale (AMBRE), « cette démarche constante d’amélioration de la qualité et de la sécurité des soins permet de faire évoluer nos pratiques de façon collective et homogène. Elle permet de fédérer les équipes autour d’un projet dont l’ambition est de renforcer la sécurité au bénéfice du patient.»